Célatilé en Méditerranée

Konya

20/03/2013 08:33

 

A Egirdir, nous profitons des belles couleurs du lac : des turquoises et des bleus profonds. C’est aussi là que nos chemins se séparent avec Marion et Brice qui repartent vers Istambul. Nous poursuivons notre route jusqu’à Konya, une « petite ville » de 1 108 000 habitants !

D’après la légende, Konya aurait été la première ville construite après le déluge. Konya est surtout la capitale des derviches tourneurs, dont l’ordre fut créé au XIII° siècle par Mevlana Jalâl ud Din Rûmi (Mevlana pour les intimes) pour islamiser les Chrétiens d’Anatolie : « plusieurs chemins mènent à Dieu, j’ai choisi celui de la musique et de la poésie ». De fait, Konya est une ville de pèlerinage … et nous visitons donc le tekke (le couvent) où se trouve le mausolée dudit Mevlana. Le lieu – transformé en musée – est assez impressionnant, et plus encore la ferveur des nombreux visiteurs … dont certains sont en larmes devant le tombeau ou les vêtements de Mevlana !

Comme nous ne sommes pas venus ici en pèlerins, nous découvrons d’autres aspects de Konya. C’est une ville que l’on sent balancer entre la tradition (la grande majorité des femmes –de tous âges - sont voilées et cachées sous d’austères manteaux gris ou noirs) et la modernité (Konya est aussi une grande cité étudiante et heureusement, nous y croisons aussi des jeunes filles parfaitement affranchies).

Autre séquence : les distributeurs de billets.  Ceux-ci sont légions dans la ville, et pourtant on voit des queues incroyables devant ! Comme nous nous adonnons à ce sport local pour retirer quelques deniers, nous finissons par comprendre pourquoi : ici les distributeurs servent à retirer de l’argent … mais surtout à en déposer ! Et donc, tous ces hommes qui font la queue viennent en fait déposer en banque leur salaire quotidien ou hebdomadaire …

Enfin, pour parfaire notre visite, nous allons explorer le grand bazar de Konya. C’est une grande première pour nos loustics qui adorent le mot « bazar »… Et nous trouvons donc le bazar à vêtements (avec ces fameux manteaux gris dignes de ceux de la Verchmacht !...), le bazar à mariage (bien kitsch, Léa adore !!!), le bazar à bricolage (là, c’est notre capitaine qui a des envies), le bazar à chaussures, etc, etc …

Nous quittons Konya pour prendre la route de la Cappadocce. Nous traversons la steppe et comprenons ce que veut dire des « étendues à perte de vue ». Nous constatons aussi une agriculture en pleine expansion et … l’apparition de villes-champignons à la chinoise, vite bâties, en hauteur, aux couleurs criardes… C’est pas folichon dans le paysage… Nous nous arrêtons visiter le caravansérail de Sultanhami – et oui, ici nous avons commencé à parcourir la route de la soie que les caravansérails bordent tous les 40km environ, distance parcourue quotidiennement par les chameaux. Nous arrivons à Ushisar, au cœur de la Cappadocce où nous nous installons à Anatolia Pension, chaleureusement accueillis par Ahmet qui a travaillé au club med en Suisse et  

qui va arrêter le raki pour préparer dans les meilleures conditions sa campagne électorale pour les prochaines municipales d’Uchisar en mars 2014 : le raki, ça fait désordre dans une ville de 3000 habitants quand on prétend à des fonctions publiques ! ;-)  

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